Municipales 2026 : la santé se décide aussi à l’échelle locale

À l’approche des élections municipales, la Mutualité Française porte 15 propositions pour que la santé et la protection sociale deviennent un sujet local à part entière.

Se soigner est devenu plus compliqué pour beaucoup de Français. Près de 9 personnes sur 10 vivent aujourd’hui dans un désert médical, et environ 6 millions n’ont pas de médecin traitant. L’accès à des services du quotidien (crèche, accompagnement du grand âge…) reste lui aussi très inégal selon les territoires. À l’approche des municipales, la Mutualité Française défend des propositions pour que la santé et la protection sociale deviennent un sujet local à part entière. Car les communes et intercommunalités ont des leviers concrets : elles organisent des services de proximité, soutiennent des actions de prévention, aménagent l’espace public et choisissent des opérateurs pour gérer certaines structures.

Mieux protéger : des choix de gestion qui comptent

Premier axe : éviter que la logique du « moins-disant » ne fragilise la qualité de l’accueil et de l’accompagnement. La Mutualité Française appelle les collectivités à privilégier des acteurs non lucratifs et de l’économie sociale et solidaire, et à renforcer les exigences de qualité (continuité des équipes, conditions d’accueil, horaires adaptés…), plutôt que de faire du prix le critère principal. Elle recommande aussi des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM), qui fixent des objectifs de qualité dans la durée.

Il apparait également urgent de structurer une offre de premier recours coordonnée, notamment en développant des centres de santé pluridisciplinaires à but non lucratif, accessibles (sans dépassements d’honoraires, avec tiers payant) et pensés pour un suivi global des patients. La prévention est un investissement qui se voit rapidement. La Mutualité Française met en avant la santé mentale (déploiement de Conseils locaux de santé mentale et diffusion des Premiers Secours en Santé Mentale, en particulier pour les agents en contact avec le public) et le sport-santé (équipements de proximité, actions « d’aller vers » les publics les plus éloignés de la pratique).

Petite enfance : mieux planifier l’accueil

Avec le service public de la petite enfance, les communes planifient l’offre d’accueil. La Mutualité Française propose d’associer les gestionnaires mutualistes au diagnostic des besoins et au développement de solutions de qualité, pour un meilleur maillage territorial.

Ces propositions donnent des repères simples aux citoyens : au moment de choisir, chacun peut interroger les programmes sur l’accès aux soins, la prévention, la petite enfance… et sur la façon dont sa commune sélectionne ses partenaires. Parce que la santé, c’est aussi une décision locale.